Conduite de jeux à exploiter quand on joue au poker sur internet
Jouer au poker sur internet

Les stratégies du Poker sur internet - Joueur confirmé


Stratégies Générales au Poker

A / Le slowplay :

Le slowplay consiste à jouer faiblement une main pour tromper les adversaires afin de leur sous-tirer plus de jetons lors des mises suivantes. Le débutants ont la fâcheuse tendance à slowplayer trop de mains, ils ne parviennent pas à évaluer le danger d'un slowplay et considèrent qu'ils sont victimes de bad-beats quand par exemple leur adversaire gagne avec une couleur au turn après avoir checké le flop.

Il faut respecter certaines règles pour slowplayer correctement et sans dangers :

1. Avoir une très forte main.

2. Relancer ferait fuire tout le monde, et checker vous offrirait la possibilité de remporter un pot plus gros.

3. La carte gratuite que vous donnerez en checkant a de fortes chances donner à votre adversaire la seconde meilleure main.

4. Cette carte gratuite a peu de chance de donner la meilleure main à vos adversaire, par exemple en compétant son tirage quinte ou couleur.

5. Le pot ne doit pas déjà être gros.

Exemple d'un bon cas pour Slow-player :

Vous avez QQ en main, et le flop est le suivant :
Q de coeur, 7 de pic, 2 de trefle.
Vous avez le brelan max. Si vous relancez, vous avez peu de chance d'être suivi et vous ne rentabiliserez que faiblement votre forte main.
Or, si vous checkez et que la turn est un Roi de coeur, vous avez toutes les chances de créer de l'action et de rentabiliser votre brelan :

• Un adversaire peut très bien avoir touché la deuxième meilleure main, avec As Roi par exemple.

• Un adversaire peut maintenant avoir un tirage couleur ou un tirage quinte, et pourrait avoir envie de suivre vos relances avec des côtes faible.

Exemple d'un Slow-play trop dangereux :

Slow-player ne doit pas vous mettre dans de futures situations délicates. Imaginons maintenant que vous avez 88, et que le flop soit le suivant :
8 de coeur , 9 de coeur et Roi de pic.
Si vous checkez, vous risquez :

• qu'un troisième coeur tombe et offre une couleur à vos adversaires ( côtes de 1:5 )

• qu'une carte complète un tirage quinte par les deux bouts ( d'un joueur ayant par exemple TJ, côte 1:5,5 )

Au total, ce n'est pas moins de 14 cartes parmi 47 ( 15 - 1 car le Roi de coeur vous donnerait un full ) qui pourraient vous effrayer au turn, soit une sur trois.
Imaginez qu'après avoir checké le flop, un troisième coeur arrive au turn. Vous relancez et votre adversaire va à tapis. La décision de suivre est alors extrèmement difficile et surtout très risquée.

Quand le slow-play est-il moins rentable ( sans être dangereux ) ?:

Lorsque vous touchez les nuts au flop et que la carte gratuite a peu de chance de donner une deuxième meilleure main à votre adversaire. Imaginons que vous ayiez AA et que le flop soit le suivant : A99. Quelque soit le turn, tout joueur qui n'a pas un 9 ou un As sera effrayé : si le turn est un roi et que votre adversaire en a un, il resterait battu par un improbable 9 mais aussi par un plus probable As. Dès lors, la meilleure chose que vous ayiez à faire au flop est de relancer pour accrocher un joueur qui ne pourrait se coucher ( le joueur qui aurait un 9 voire un As ).
Même chose lorsque vous avez la couleur max. Vous devez relancer activement pour éviter qu'un joueur avec un couleur non-max ne puisse s'en tirer à bon prix. Vous devez faire grossir le pot pour que votre adversaire y laisse le maximum de ses jetons.
En slow-playant, vous n'obtiendrez pas d'avantage d'argent de la part de joueur qui ne peuvent pas améliorer leur main de façon conséquente pour vous relancer. Vous n'obtiendrai pas non-plus autant de la part des joueurs qui ont une main correcte et souhaitent aller au showdown pour le moins cher possible.
Toutefois, si votre adversaire est agressif, et que vous pensez qu'il pourrait être tenté de vous bluffer, oubliez ces consignes.

B / LIRE LES MAINS :

Etre capable de lire les mains de vos adversaires est une arme redoutable au poker. En connaissant le jeu adverse, vous êtes en mesure de coucher vos main perdantes, même si celles-ci sont très fortes dans l'absolu ( lay-down ). Vous êtes également capable d'optimiser votre façon de jouer vos mains gagnantes en optant pour une stratégie adaptée à la main de l'adversaire. Vous perdez donc moins et gagnez plus.
Pour pouvoir lire la main d'un adversaire, vous devez avant tout connaître votre adversaire. Vous devez avoir joué contre lui un certain temps pour avoir remarqué la manière qu'il joue telle ou telle situation. Par exemple, a-t-il pour habitude de relancer avec un tirage ? Se contente-t-il de "caller" avec un monstre comme KK ou AA avant le flop ? etc...
Il faut aussi que l'adversaire soit un joueur de poker relativement correct. En effet, pour parvenir à lire sa main, votre adversaire doit obéir à une certaine logique dans ses actions. Sans cela, vous ne pouvait analyser rationnellement sa façon de jouer. On rencontre ce problème en jouant face à des débutants ou des pigeons.

Analyser une main en fonction de la façon de jouer et de la nature du tableau :

Si l'idéal serait d'avoir une idée précise de la main de l'adversaire dès le début du coup, en pratique, cela se passe autrement. La plupart du temps, vous placerez votre adversaire sur un certain panel de main qu'il vous faudra réduire au fur et à mesure des dévoilements et des tours d'enchères.
Une des clé pour analyser la main de l'adversaire au poker est de mesurer la cohérence de ses actions en fonctions du déroulement du coup. Le comportement d'un joueur après l'arrivée d'une "scary-card" sur le tableau ( carte qui fait peur car elle complète par exemple un tirage ) est souvent significatif.
Imaginons qu'un adversaire vous relance préflop. Vous savez qu'il joue serré, et vous le placez sur un panel de main forte : AA KK AK AQ QQ JJ. Vous le callez.
Le flop arrive : 5 8 9 avec deux trèfles. Votre adversaire relance à nouveau : pourquoi pas, il peut avoir une overpaire. Vous décidez de le caller à nouveau.
Le turn est une carte quelconque, il relance logiquement et vous callez.
La river est une Dame de trèfle. vous checkez et votre adversaire relance de plus belle.
Qu'en pensez-vous ? Un bluff est probable. L'arrivée de la dame de trèfle complete à la fois un tirage quinte par les deux bouts et le tirage couleur. Or, l'adversaire montre encore de la force alors que cette scary-card devrait le mettre sur ses gardes. Pourquoi a-t-il relancé cette board devenue dangeurese à la river alors qu'il avait la possibilité de voir le showdown gratuitement ? Avec la totalité des mains sur lesquelles nous le placions au départ, seul un AK de trèfle justifierait cette action, mais aurait-il relancé au turn avec une telle main ? Avec n'importe quelle autre main du panel de départ, il aurait surement checké, par peur que vous ayiez touché une couleur.
L'incohérence de sa relance par rapport à la nature de la river augmente fortement la probabilité d'un bluff total.

Utiliser les mathématique avec la lecture des mains adverses :

Parfois, vous n'arrivez pas à placer précisément votre adversaire sur une main mais vous parvenez tout de même à l'imaginer sur un ensemble de mains. Dans ce genre de situations, il est intéressant de se servir des mathématiques pour prendre la décision de suivre ou non.
Après avoir placé votre adversaire sur un panel de mains, essayez de déterminer la probabilité qu'il ait chacune d'entre elles. Imaginons par exemple qu'un joueur au style très serré vous relance préflop. Vous le placez sur AA, KK ou AK. La probabilité d'obtenir AA est de 0,45%, celle d'obtenir KK est aussi de 0,45%, et AK 1,2%. A partir de là, vous pouvez déduire que votre adversaire a environ 60% de chances d'avoir Ak et 40% de chances d'avoir soit AA, soit KK.
Une fois le calcul établit, vous n'avez plus qu'à calculer les probabilités pour savoir si, sur la moyenne des mains qu'il peut avoir, caller est une bonne idée.
Si vous avez QQ, vous savez que vous êtes un léger favori contre AK, c'est à dire dans 60% des cas, et que vous avez un gros désavantage dans 40% des cas ( contre KK ou AA ).
QQ vs AK : 56% de chances de gagner au showdown dans 60% des cas.
QQ vs KK ou AA : 17,5% de chances de gagner au showdown dans 40% des cas.
56% x 60% + 17,5% x 40% = 0,336 + 0,07 = 0,406 = 40,6%
Vous avez 40% de chances de gagner au showdown. Si par exemple votre tapis est de 20$, que vous avez relancé de 5$ et que votre adversaire sur-relance à 20$, vous avez n'avez qu'à utiliser le calcul pour prendre votre décision :
côte du pot : pot de 25$, 15$ à ajouter = 25:15 = 20:12
côte pour gagner : probabilité de 40% = côte de 60:40 = côte de 18:12.
La côte du pot est supérieure à votre côte de gain, caller est rentable sur le long terme.

C / LE BLOCKING BET :

Le "blocking bet" (mise bloquante ou de blocage si on veut absolument le traduire) est une mise modérée qui permet de rester dans un coup à moindre prix. Il permet ainsi, quand le move fonctionne, de voir une carte ou bien le shodown pour pas cher tout en empêchant l'adversaire de bluffer le coup.
C'est donc un coup de défense qui ne fera, la plupart du temps, pas folder son adversaire.
Le blocking bet peut être réalisé au flop, au turn ou bien à la river. Il se fait exclusivement oop (out of position).

Prenons un exemple concret :

NL100$ table de 6 joueurs. Je suis au bb avec 8h9h (h= heart=coeur). Tout le monde passe jusqu'au bouton qui relance de 4bb. C'est un joueur assez aggressif préflop et il peut relancer au bouton avec n'importe quelle main. Le sb passe. Je décide de suivre.
Pot : 4$ + 4$ + 0,50$ (sb) = 8,50$
Flop : Th 2h 3s
Je suis 1er à parlé. J'ai obtenu un tirage couleur mais je sais que si je check, mon adversaire va me faire une ouverture de la taille du pot ou presque, ce qui ne me donnerait pas les cotes pour suivre.
Je décide donc d'effectuer un "blocking bet".
Ainsi, si mon adversaire a un as, il va probablement me relancer (le montant de sa relance me dira si j'ai alors les cotes pour suivre ou pas). S'il n'a pas amélioré sur ce flop, il va certainement juste caller ne sachant pas avec quel type de main j'ai fait ce mouvement (je ferais par exemple le même mouvement, parfois, quand j'aurai touché mon set).
Je fais donc une mise "into the raiser" (alors que je n'avait pas l'initiative du coup) d'une valeur de 3$. Cela me permet à la fois d'empécher mon adversaire de bluffer, mais aussi de faire gonfler le pot dans le cas où mon tirage rentre.
Mon adversaire suit.
Pot : 8,50$ + 3$ + 3$ = 14,50$
Turn : Jh
J'ai trouvé ma couleur!!! Il me suffira juste de rentabiliser la suite du coup le mieux possible contre un adversaire qui n'a pas grand chose en main (probablement une petite paire ou AX). Le blocking bet m'a permis ici de voir une carte pour le prix que j'ai moi-même choisi.
Quelques précautions sont tout de même à prendre avec ce genre de manoeuvre.
Mon adversaire n'a pas pensé ici que je pouvais être à tirage, c'est pourquoi il a joué si passivement le flop. Attention tout de même : un joueur de niveau correct peut voir venir le coup si vous effectuez une relance trop faible. Il peut se demander pourquoi vous lui donnait les côtes en relançant si peu, et si cela n'est pas dans vos habitudes, il ne tombera pas dans le panneau. Beaucoup de joueurs qui avaient l'initiative préflop relanceraient pour se situer sur un tel move. C'est la raison pour laquelle il convient d'effectuer ce petit bet également quand vous touchez un monstre, pour induire vos adversaires en erreur. Faites le même move avec un brelan floppé et vous serez ravis de voir vos adversaires vous relancer. En résumé, variez votre jeu pour devenir le moins lisible possible. Cela permettra à vos vrais blocking bet de passer plus souvent.
Le blocking bet peut, on l'a vu, être utile pour obtenir des cartes à moindre coût quand on est à tirage. Il peut également servir à ralentir la taille enchères, dans le cas où l'on a une main moyenne, pour voir le shodown à frais réduits.

Exemple :

Vous avez une paire moyenne en main (pp8) sur un board assez menaçant du type :
Ah 2h 6s Tc 6h
Vous pensez cependant que votre main peut être bonne.
Vous avez checké le flop, votre adversaire aussi.
Vous avez misé 2/3 du pot au turn. Votre adversaire à relancé de 3 fois votre mise. Vous avez suivi.
La river complète les tirages à coeur et apporte un deuxième 6.
Vous savez que votre adversaire va effectuer une grose mise si vous checkez. Une mise qui sera difficile à suivre avec une paire de 8. Mais vous pensez avoir une bonne chance de gagner le coup et voulez aller au shodown.
Vous décidez donc d'effectuer un blocking bet d'environ la moitié du pot pour éviter que votre adversaire ne bluffe le coup. Ce blocking bet peut en effet être considéré comme un "value bet" (mise de valorisation d'une bonne main pour en tirer le plus d'argent possible) d'un joueur qui a touché couleur ou brelan de 6.
Votre adversaire ne vous relancera alors la plupart du temps qu'avec un monstre en main (couleur assez haute ou full).
Le reste du temps, il callera ce qui vous aura permis de choisir vous-même le coût du shodown.
Le blocking bet permet ainsi de choisir soi-même le montant à payer pour continuer le coup. C'est une arme utile mais il convient de la masquer grâce à d'autres moves en apparence similaires (le value bet par exemple).

D / VARIER SON JEU :

On distingue au poker deux grands styles de joueurs : les joueurs tight qui jouent les meilleures mains de départ et les joueurs loose qui jouent beaucoup de mains différentes. Chacun de ces joueurs peut adopter un style aggressif, c'est à dire qu'il préfère jouer les coups en relançant plutôt qu'en suivant, ou un style passif, c'est à dire qu'il se contente de suivre la plupart du temps. Chaque joueur de poker peut être répertorié dans une de ces 4 combinaisons, et chacun des styles peut-être gagnant pour peu qu'on le maîtrise correctement.
Cependant, lors d'une partie de poker, vos adversaires sont sans-cesse en train de vous observer et de relever des indices sur vous. Ainsi, petit à petit, ils parviennent à vous placer dans une catégorie de joueurs et finissent par lire vos mains. Vous en arrivez donc à un point où vous gagnez des petits pots et en perdez des gros, car vous êtes trop prévisible aux yeux de vos adversaires.
Plutôt que de vous acharner, pensez à varier votre style de jeu, vous vous rendrez alors compte que les coups les plus faciles à remporter sont ceux que vous jouez dans un style différent.

Quand changer de style de jeu dans une partie de poker ?

Il n'y a pas de réponse évidente à cette question. Quand vous vous rendez compte que vos adversaires commencent à réagir et à vous placer de plus en plus souvent dans des positions inconfortables, il est temps de s'adapter.
Si vous jouez tight et que les joueurs continuent de vous caller sur vos meilleures mains, ne changez rien, ils n'ont pas encore remarqué que vous ne jouiez que les meilleures mains de départ. Par contre, si tout le monde se couche chaque fois que vous remuez un peu trop vos jetons, il est temps de changer d'approche en jouant plus de mains et en volant plus de pots.
Si vous jouez de manière loose-agressive, que vous relancez une fois sur deux et que vous parvenez presque à chaque fois à voler le pot, continuez. Si par contre vous vos relances sont sans cesse suivies ou sur-relancées, il est temps de reserrer le jeu, en attendant les bonnes cartes.

Stratégies en Tournoi de Poker

A / Doubler son tapis :

La règle qui différencie un tournoi de poker d'une partie de cash-game est que vos jetons sont "irremplaçables". J'entend par là que dès que vous n'avez plus de jetons, vous êtes éliminés et ne pouvez rejouer.
De ce fait, vous devez éviter certaines situations où vous engagez une trop grand partie de votre stack avec un avantage trop faible sur votre adversaire.
Imaginons par exemple que vous ayiez JJ au début d'un tournoi, vous relancez et un adversaire vous met à tapis. Pour l'exemple, nous admettrons que vous savez que votre adversaire a la main AK ou AQ. Bien que la situation vous soit favorable à 56%, payer et risquer tout son tournoi à ce stade de la partie avec un si faible avantage serait une erreur. En effet, si vous payez et doublez votre tapis, vous n'êtes pas encore assuré de finir dans les places payées. Par contre, si vous perdez, ce qui arrivera plus de 4 fois sur 10, vous êtes sûr d'être éliminé et d'avoir perdu le montant de l'inscription au tournoi. Voilà pourquoi vous devez ajuster votre jeu lors des tournois de poker et vous coucher dans certaines situations trop peu favorables. Cependant, dans certains cas ce choix est plus délicat, notemment lorsque les blindes sont grosses et que votre M est diminué ( consultez l'article sur le M si vous ne savez pas ce que c'est ).
Dans les cas où vous n'êtes pas dans l'urgence de doubler votre tapis, attendez des situations avec un plus large avantage.

B / Voler les blindes :

Le vol de blindes dans les tournois de poker est un passage obligé pour accéder à la table finale. Phil Gordon, auteur de livres de poker et double-champion du World Poker Tour adopte la stratégie suivante.
Il s'efforce de voler les blindes en moyenne 1,3 fois par tour. Cela assure la survie de son stack tout en le faisant grossir pour anticiper le prochain stage du tournoi. Toutefois, la durée d'un stage dans un tournoi peut varier. Ainsi, dans les tournois ou les niveaux s'enchaînent rapidement, vous devrez voler les blindes plus souvent.
Cette stratégie est particulièrement adaptée lorsque vos adversaires jouent serré.
Lorsque vous jouez contre des joueurs larges, vous aurez parfois des diffcultés à voler les blindes car trop d'adversaires iront voir le flop ou vous sur-relanceront.
Contre ce style de tables, il convient d'adopter une stratégie un peu différente. Il s'agit de sur-relancer préflop les joueurs loose qui ont tendance à trop vouloir voler les blindes. Ainsi, si votre vol fonctionne, au lieu de remporter une petite blinde + une grosse blinde, vous gagnez en plus le montant de la relance adverse ( en général 3 grosses blindes ).L'avantage de cette technique est que vous pouvez vous contenter de l'employer moins souvent que le classique vol de blinde ( étant donné que vous remportez 3 fois plus ).
Selon Phil Gordon, employer cette technique une fois tous les 1,5 tours suffit à faire vivre son stake. L'inconvénient de ce vol de blinde particulier est que vous devez souvent avancer une partie importante de vos jetons ( 3 à 4 fois le montant de la relance adverse ). L'idéal dans cette situation est donc d'avoir un tapis important ( une quarantaine de grosses blindes ) sous peine de devoir miser l'intégralité de votre stake.

Stratégies pour Cash Games en Poker

A / Choisir une table :

Internet propose aux joueurs de poker une multitude de salles et encore plus de parties de poker. Contrairement au jeu dans un cercle, où vous devez faire la queue pour être placé aléatoirement sur une table que vous n'auriez pas forcément choisie, le poker en ligne vous offre la possibilité de sélectionner LA table qui vous convient parmi des dizaines, voire des centaines. Beaucoup de joueur s'installent sur la première table qui vient, ne voulant pas "perdre de temps" à scruter les adversaires contre qui ils vont jouer. Ceci est pourtant faux. En choisissant une "bonne table", vous avez toutes les chances d'augmenter votre gain horaire et de limiter les pertes éventuelles. Ainsi, vous investissez quelques minutes pour faire votre choix, mais vous les rattraperez amplement et rapidement.
Quelques indices pour choisir une table de poker.

Pour vous décider, vous avez à votre disposition deux types d'informations :

• des informations statistiques, données par le lobby.

• des informations appréciatives, que vous obtenez en observant le jeu à la table.

Les informations statistiques :

le nombre de joueurs : plus le nombre de joueur est réduit, plus il est nécessaire de jouer "large". Ceci pour deux raisons, la première étant que la probabilité de mains fortes à la table est moindre ( il y a moins de chance qu'un joueur ait AA à une table de 6 joueurs qu'à une table de 10 joueurs ). La seconde est que, plus souvent, vous serez dans une position favorable, c'est à dire au bouton ou au cut-off ( avant-dernier de parole, juste avant le bouton ). Jouer contre un nombre d'adversaires réduit est plus technique et plus difficile. Vous devez êtres plus aptes à lire vos adversaires et à mettre en place des bluffs. Si vous êtes un joueur serré, et que vous ne jouez que les mains de TOP 10, privilégiez les tables avec le plus de joueurs.
le pot moyen : il vous donne une information sur l'action à la table. Si le pot moyen est élevé, cela signifie que les joueurs jouent d'une manière relachée ou aggressive. Vos relances ont de grandes chances d'être payées... et vos bluffs aussi. Il est donc conseiller de jouer "serré". Si le pot moyen est faible, cela signifie que les joueurs jouent plutôt un poker "serré". La stratégie optimale sur ce genre de tables est le vol : bluffs, semi-bluffs et vol de blindes.
Pour avoir quelques repères concrêts, le pot moyen d'une table de NL hold'em ni trop serrée, ni trop relâchée est d'environ 10BB. En dessous de 4BB, vous êtes au pays des serrures et au dessus de 20BB, vous êtes dans un pigeonnier! En effet, un pot moyen si élevé indique que des joueurs vont trop loin dans les coups avec des mains moyennes voire faibles, vous avez alors de fortes chances qu'un joueur ou plus soit un pigeon.
le nombre de joueurs par flop : cette indication est révélatrice de la force des mains de départs jouées par les adversaires à la table. Plus le nombre de joueurs au flop est élevée, plus les joueurs sont susceptibles un large panel de main. En relançant avec de bonnes mains, vous avez donc de fortes chances d'être favori au flop.
le nombre de mains jouées par heure : facteur important même si il n'influe pas directement sur le jeu à la table. Votre gain horaire dépend en effet du nombre de mains que vous jouez en une heure.

Les informations appréciatives :

Il s'agit des informations que vous ne pouvez avoir qu'en observant vous même la table.
Eviter les bons joueurs : jouer contre un bon joueur est synonyme de difficultés. Il saura vous mettre dans des situations inconfortable car il repèrera vos faiblesses. Il est conseillé de ne pas entrer dans la partie avec plus de 2 bons joueurs dans une partie à 10 ou plus d'un bon joueur dans une partie à 6.

Voici quelques astuces pour repérer un bon joueur :

• La taille de son tapis : en général, un joueur à gros tapis est un joueur gagnant, car cela signifie, la plupart du temps, qu'il a une bankroll suffisante pour jouer confortablement. Lorsque son tapis est au-dessus de la cave maximal, cela signifie qu'il a généré des gains à cette table.

• La difficulté à définir son style : agressif par moment, passif par d'autres... ce joueur sait adapter son jeu en fonction du déroulement des mains et des adversaires contre qui il est confronté. Cela démontre des capacités d'analyse et d'interprétation du jeu et des comportements des joueurs.

Le placement des joueurs :

la possibilité de vous placer à la table vous permet d'utiliser des stratégies adaptées aux styles de vos adversaires. Etre placé à la gauche d'un joueur agressif vous permet de parer certains de ses bluffs ( par le floating par exemple ). Ces joueurs sont difficiles à jouer, et avoir sur eux l'avantage de la position, c'est à dire un avantage informationnel, vous rend les choses plus simples. Inversement, en ayant les joueurs passifs à votre gauche, vous avez plus de chances de voir les bonnes mains que vous relancez se faire payer pour "voir la carte suivante".

Repérez une source de profit :

avant de vous assoir à la table, vous devez avoir repéré qui est susceptible de vous faire gagner de l'argent. Cela peut être un joueur sur-agressif, qui relance toutes les mains, ou bien une calling-station, qui call avec n'importe quoi sans arrêt, par exemple avoir une troisième paire à la river. Un autre type de joueur intéressant à pieger est le joueur "en tilt" ( énervé ). Si pendant votre période d'observation vous remarquez qu'un joueur a mal supporté un bad beat et qu'il commence à s'énerver contre les autres joueurs, soit en les insultants, soit en jouant d'une manière différente, entrez dans la bataille au plus vite. Un joueur en tilt ne joue pas son meilleur poker et commet plus d'erreurs alors profitez-en !

B / Relancer au bouton :

Si vous avez lu notre article sur la position au poker, vous êtes conscient de l'avantage informationnel que vous avez quand vous êtes au bouton ( dernier de parole ). Dans cette position préflop, lorsque tous les autres joueurs exceptés les blindes se sont couchés, vous êtes bien placé pour relancer le pot et ainsi voler les blindes ou prendre l'initiative. Seulement, la plupart de vos adversaires auront connaissance de cette manoeuvres, et certains douteront de la force de votre main. Il risquent donc de vous payer avec n'importe quelle main jouable, connecteurs, as avec une carte de meme couleur etc... Pour cette raison, le type de main à jouer au bouton dans ces cas précis est spécifique.
Privilégier les mains hautes et fortes aux mains à tirage.
Puisque tout le monde s'est couché avant vous, vous allez vous retrouver au maximum à trois dans le coup, et le plus souvent en duel.

Dès lors, jouer des connecteurs perd de son intérêt :

• toucher un tirage ou le compléter est relativement rare, et pour le rentabiliser, il faut que l'adversaire puisse payer vos relances, il doit donc avoir également complété sa main. La probabilité que ces deux événements se produisent est d'autant plus réduite que votre nombre d'adversaires est bas.

• plus le nombre de joueurs est réduit au flop, plus la probabilité qu'aucun joueur n'ait amélioré sa main est forte. Avec une carte haute comme un as ou un roi, ou mieux, avec une paire servie, vous avez encore de bonnes chances d'être devant votre adversaire au flop. Cela a peu de chances d'être le cas avec 89 assortis.

• avec des connecteurs, lorsque vous toucherez une paire au flop, celle-ci sera souvent la deuxieme ou troisième paire. Vous prenez alors le risque de sur-jouer votre main moyenne est de perdre de l'argent. A l'inverse, si vous touchez la top pair avec Ax ou Kx, les rôles sont inversés.

Que faire au flop si un adversaire a callé préflop ? :

Vous avez pris l'initiative en relançant avant le flop, vous avez donc montré de la force et pouvez réaliser une manoeuvre de continuation bet en relançant à nouveau. Si votre adversaire n'a rien touché, il se couchera la plupart du temps, mais il aura tendance à vous caller avec n'importe quelle paire ou n'importe quel tirage si il pense fortement que vous étiez sur un vol de blinde préflop. Si vous êtes effectivement sur un bluff, il est préférable d'abandonner le coup, en se couchant ou en checkant au turn. Si votre main a un fort potentiel, comme un tirage couleur ( vous avez As 2 avec l'as de coeur et le tableau donne 3 coeurs par exemple ), vous pouvez tenter de relancer à nouveau au turn. Ainsi, vous pouvez remporter le coup immédiatement. Si l'adversaire vous paye, il vous reste une chance à la river de compléter votre tirage. Vous aurez d'autant plus fait grossir le pot et augmenté les chances que votre adversaire ne le lâche plus !
Le côté positif d'une relance au bouton est que vous rentabiliserez mieux vos bonnes mains. Vos adversaires penseront plus souvent que vous voulez "voler" ou bluffer le coup. Votre relance sera parfois interprétée comme une agression ou une provocation par les joueurs placés dans les blindes, et cela peut les entraîner à vouloir vous bluffer ou à commettre des erreurs.

C / Le Poker Short-handed :

On parle de poker short-handed lorsque vous jouez contre un nombre réduit d'adversaires. Les parties classiques ( appelées "full-ring" ) regroupent 9 à 10 joueurs tandis qu'une partie short-handed en réuni 6 au maximum.
Dans une partie de poker de type short-handed, on constate que les coups se déroulent différemment :

• les multiways sont moins nombreux, et vous vous retrouvez la plupart du temps face à un ou deux adversaires au maximum.

• vous êtes plus souvent en late position, c'est à dire au bouton ou au cut-off, et bénéficiez donc plus souvent de cet avantage.

Ainsi, une stratégie optimale au poker short-handed nécessite d'adapter votre style de jeu :

• Jouer plus de mains : le nombre d'adversaires est réduit, la valeur moyenne des mains à la table l'est donc également. Vous devrez donc ajouter à votre panel de mains de départ toutes les mains relativement hautes c'est à dire composées d'un As, d'un Roi ou de deux têtes.

• Privilégier une main de départ haute à une main de départ à tirages : en short-handed, vous vous retrouvez souvent au flop face à un seul adversaire. Lors d'un tête à tête, la hauteur d'une main de départ vous donne un fort avantage si vous touchez une paire tandis qu'un tirage vous donnera de faibles côtes, car si vous le touchez, encore faut-il que votre unique adversaire ait touché quelque chose en même temps ( beaucoup plus probable contre 3 ou 4 adversaires ). Les Ax et les Kx sont donc plus intéressants à jouer que les 89s ou 67s.

• Relancer quasi-systématiquement en late position : d'une part parceque les blindes reviennent souvent et qu'il faut compenser cette perte et d'autre part parceque vos adversaires ont moins de chances d'avoir une forte main par rapport à une partie "full-ring".

Si vous souhaitez tenter l'expérience du poker short-handed, je vous conseille de redescendre d'une table. En effet, le poker à effectif réduit nécessite une préparation mentale et financière : la variance est bien plus importante et les swing bien plus gros. Il faut être capable à la fois d'amortir des pertes plus grosses et en même temps de conserver son sang-froid en évitant le tilt ou la démotivation.


 
 
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