Attitude de jeux à adopter quand on joue au poker sur internet
Jouer au poker sur internet

Les stratégies du Poker sur internet - Joueur initié


Stratégies Générales au Poker

A / Construire son image :

Se forger une image à une table de poker est une stratégie intéressante pour dominer ses adversaires. Vous pouvez en effet comprendre plus aisément comment vos adversaires jouent contre vous si vous savez de quelle nature est l'image que vous leur renvoyez.
Une bonne stratégie pour le joueur de poker débutant/initié est de cultiver une image serrée. Vos relances seront respectées et vous pourrez en profiter pour bluffer plus aux moments importants.
Une image de joueur de poker serré est particulièrement importante en fin de tournoi, quand le vol de blindes devient indispensable à la survie de votre stake. Elle est également très puissante associée à une bonne position, lorsque vous sur-relancez un adversaire qui ne prendra pas le risque de vous suivre sans une très forte main.
A l'inverse, se construire une image de "chien fou" du poker, c'est à dire de joueur loose-agressif, n'est pas sans avantage. Si vos bluffs ont peu de chances de réussite, vous risquez fort de rentabiliser vos bonnes mains. Les adversaires auront tendance à suivre plus facilement vos relances, pensant que vous misez avec des mains faibles. Vous n'aurez qu'à vous contenter de faire grossir le pot en relançant avec vos mains fortes et ramasser la monnaie.
Une image de joueur de poker loose agressif est intéressante au début d'un tournoi ou d'un sit and go. A ce stade de la partie, les joueurs n'ont pas d'informations sur vous, profitez de la petitesse des blindes pour montrer ( à moindre coût ) une image gambler qui restera gravée dans leur esprit pour le reste de la partie. Cela vous servira plus tard dans les niveaux avancés pour remporter de gros pots.

B / Le continuation bet :

Le continuation bet, ou mise de continuation, est un coup très important au poker.
Il consiste à conserver l'initiative en misant après le flop quand on a relancé preflop, que l'on ait amélioré sa main ou non.
Or, tout le monde sait que "l'attaquant", celui qui prend l'initiative en jouant un jeu aggressif, s'en sort largement gagnant sur le long terme. La passivité est à proscrire la plupart du temps au poker (même si slowplayer sa main peut présenter parfois des avantages).

Etudions un cas de continuation bet :

Table de 6 joueurs.
Vous êtes en position cut-off (à la droite du bouton, en late position donc), personne n'est encore entré dans le coup et vous décidez de faire un bet (une ouverture) de 4$ sur des blinds de 0.5/1$ avec AJ (As Valet). Une attaque standard donc. Vous êtes perçu à la table comme un adversaire sérieux et assez tight (serré). Le sb (small blind) passe, le bb (big blind) vous suit en rajoutant 3$ à sa blind.
Le pot est donc de 4$ + 4$ + 0.5$ (sb) = 8,50$
Le flop tombe : K 3 7 tricolore
Le bb check.
Vous n'avez absolument rien touché au flop mais il est probable que votre adversaire n'ait rien touché non plus. Vous décidez donc de better une nouvelle fois pour représenter un K ou bien une pp (pocket pair). Vous mettez 6$ (mise proche de 3/4 du pot).
Votre adversaire réfléchit et jette sa main. Il dit avoir couché AQ (As Dame). Une main meilleure que la vôtre donc!
Le continuation bet a bien fonctionné, vous avez su garder l'initiative que vous aviez pris preflop, ce qui vous a permis de représenter une main meilleure qu'elle ne l'était. Vous venez de gagner un coup facilement et sans grande prise de risque avec juste A high!

Quelques précautions :

Il est à noté tout de même que le continuation bet est plus facile à placer quand vous avez la position sur votre adversaire (d'où l'importance de relancer avec la position preflop). Mais il fonctionnera également assez souvent quand vous parlerez en premier (même si la prise de risque est plus importante car, votre adversaire parlant après vous, vous ne connaissez pas encore ses intentions).
On peut noté également que plus le nombre d'adversaires à rentrer dans le coup est important, plus le continuation bet est risqué si vous n'avez rien touché. Il devient même suicidaire d'effectuer un continuation bet en bluff contre plus de 2 adversaires.
Enfin, même si vous vous faites "attraper" sur un continuation bet manqué, sachez que vous serez gagnant sur le long terme en effectuant cette manoeuvre. Un adversaire qui aura compris votre stratagème sera tenté de payer vos prochains continuation bets (que vous ayez amélioré ou non) voire de vous relancer quand vous aurez touché un monstre.
Finalement, votre mise au flop après avoir pris le lead preflop ne donnera aucune information sur votre main. Vous pouvez ne rien avoir ou bien avoir une très bonne main. Vos adversaires auront du mal à vous lire et seront susceptibles de commettre des erreurs.

En conclusion :

Ainsi, même s'il ne doit pas se faire systématiquement (je dirais d'effectuer ce move en moyenne 3 fois sur 4, et en tenant compte des adversaires qui vous sont confrontés : on ne bluff pas une calling station par exemple...), le continuation bet est une arme redoutable et efficace qui vous permet souvent de remporter un pot facilement et/ou de prendre des informations sur vos adversaires.
Cependant, une autre manoeuvre permet de contrer ce move. C'est ce qu'on appelle le floating.

C / Le floating :

Le principe du floating (signifiant flottement) est de contrer un joueur usant et abusant du continuation bet, en suivant sa mise au flop pour avoir une information à moindre coup au turn.

Prenons un exemple :

Table de 6 joueurs en NL 100$ (blinds : 0.50$/1$). Je suis en position de dealer (au bouton) j'ai Th9h (10 et 9 de coeur).
Le joueur situé juste à ma droite (au cut-off) fait une ouverture standard de 4$ (4bb). C'est un joueur assez sérieu et aggressif que je vois sur une bonne main (pp, AX, KQ).
Je décide de suivre avec ma main à potentiel. Small blind (sb) et big blind (bb) passent.
Pot : 0,5$ (sb) + 1$ (bb) + 4$ + 4$ = 9,50$
Le flop tombe : 2 6 8 rainbow (multicolore)
Mon adversaire s'empresse de miser 6$.
Je sais que la plupart du temps, il n'aura rien touché sur un tel flop (ce qui aurait été sans doute différent sur un flop A K 9 par ex...). Je sais également que c'est un joueur aggressif qui possède le continuation bet dans sa panoplie.
Il essaie ici de représenter une pp (pocket pair) ou même mieux, une overpair (pp9 --> ppA) peut-être qu'il a une telle main.... Les probabilités pour qu'il ait brelan sont plus minces selon moi, je pense que dans ce cas, il aurait slowplayé une main si forte sur un flop si "safe". Mais je ne suis encore sûr de rien...
En résumé, il y a de grande chance qu'il fasse un continuation bet en bluff mais ce n'est pas une certitude absolue. Et je n'ai qu'un vague tirage quinte par le ventre. Je décide cependant de ne pas abandonner le coup, je ne me ferai pas marcher sur les pieds.
Plutôt que de relancer immédiatement pour prendre de l'information (ce qui me coûterait assez cher dans le cas où il me surrelance ou même me suive), je décide de juste caller (suivre) pour voir comment il joue le turn.
Le fait que je me contente de suivre peut être considéré comme une grande force par mon adversaire. Je peux avoir embusqué une bonne main (brelan, overpair, deux paires avec 6 et 8 sont des mains que je peux très bien avoir),ce qui rendra sa décision difficile au turn.
Pot : 9,50$ + 6$ + 6$ = 21,50$
Turn : 5
Mon adversaire hésite un moment (ou fait mine d'hésiter) et check.
Voilà!! J'ai eu mon information. Son check me conforte dans l'idée qu'il n'a rien. Son semblant d'hésitation ne joue également pas en sa faveur : je considère cela, le plus souvent, comme un aveu de faiblesse.
Je prends mon temps et mise 15$. Mon adversaire ne s'obstine pas plus longtemps et jette sa main en montrant son bel AK. Il me voyais certainement sur brelan ou même quinte (avec 79 par exemple), je ne lui montrerai pas mon T9.
J'ai donc remporté un pot de + de 20$ sans rien en main et en prenant un minimum de risque. Je me suis contenté d'analyser le coup et d'agir en conséquence. Mon "floating" a parfaitement fonctionné.
Il est à noté que le "floating" est difficilement applicable oop (out of position ou bien hors position en bon vieux français).
Le risque est en effet bien plus important : cela implique que je check le flop en premier de parole. Mon adversaire effectue son continuation bet, je me contente de suivre.
Le turn ne m'aidant pas, que dois-je faire? Je n'ai encore aucune info sur mon adversaire car il parle après moi. Si je check, je prends le risque qu'il continue à attaquer le coup. Il peut également checké, ce qui est une faiblesse mais il s'offre ainsi la possibilité de voir la river gratuitement...
C'est la raison pour laquelle le check-raise ou bien la mise "into the raiser" (avant qu'il ne fasse son bet) est plus profitable pour contrer un continuation bet quand on est oop.
Evidemment, il est primordial au poker de mixer son jeu. C'est pourquoi il convient de ne pas effectuer un floating systématiquement (cela dépend également de l'image que l'on a à la table, des caractéristiques de l'adversaire, de la texture du flop...). En outre, vous pouvez de temps en temps faire du floating quand vous n'avez rien en main, mais également quand vous touchez un monstre. Vous verrez que vos adversaires seront totalement désorientés par votre style.

D / Les betting patterns :

Repérer les betting patterns au poker consiste à remarquer les attitudes caractéristiques des joueurs en fonction de leur main au cours d'une partie. Par exemple, ont-ils pour habitude de relancer fortement avec un monstre ( KK ) ou simplement de limper ? Relancent-ils systématiquement leurs tirages ? Comment réagissent-ils face à une sur-relance ? Autant de questions qui vous permettront de lire les mains des autres joueurs, d'adapter votre jeu en circonstance et de piéger vos adversaires. Dans chacun des coups où il participe, le joueur de poker dévoile une multitudes de betting patterns, votre cerveau n'ayant pas la capacité de mémorisation de Big Blue, sélectionner les informations est indispensable.

Voici quelques conseils pour une observation optimale : Sélectionner les joueurs à observer

La plupart des parties de poker se jouant à 10 ( à l'exception de certaines parties de cash-game short handed ), il est conseillé, dans un soucis d'efficacité, de focaliser votre attention sur quelques joueurs seulement.

• les joueurs qui vous entourent : ce sont eux qui sont le plus influents sur votre stake. Les 2 joueurs directement à votre gauche parlent juste après vous, ils sont donc très souvent en position avantageuse sur vous. Imaginez que vous ayiez relancé préflop avec AK, et que le flop est Q T 2. Quelle sera sa réaction si vous relancez au flop ? Pourrez vous le bluffer avec un continuation bet ? Pour avoir une idée sur l'issue de votre relance, vous devez l'avoir observé auparavant : a-t-il l'habitude de toujours caller au flop ? Risque-t-il de sur-relancer avec un tirage ? En connaissant les betting patterns, vous pouvez anticiper sa réaction et jouer le coup de manière profitable. Observez également le joueur parlant juste avant vous. Vous avez l'avantage de la position sur lui. Si vous avez remarqué par exemple qu'il use du continuation bet, vous pourrez le contrer avec le floating.

• les joueurs atypiques : repérez également les betting patterns des joueurs les plus excentriques à la table. J'entend par là ceux qui sont plus agressifs ou qui callent plus souvent que la moyenne. En effet, un joueur sur-agressif ou une calling-station est en général un bon "client" : tous deux participent à un grand nombre de pots, et vous avez de fortes chances de vous retrouver face à eux.

Les betting-patterns de base à observer :

Si les betting patterns adverses sont plus facilement mémorisables lorsqu'on participe au coup, il est plus intéressant d'y prêter attention en tant que spectateur du coup. D'abord parceque le nombre de coup auxquels on ne participe pas est plus grand, mais aussi parceque l'on a un regard plus "objectif" lorsque l'on est pas directement impliqué (la mauvaise foi peut influer sur votre jugement lorsque vous avez commis une erreur par exemple).
Voici quelques pistes pour observer les betting patterns :

• Le nombre de mains jouées : en comptant le nombre de mains jouées par vos adversaires, vous vous faîtes une idée de la force moyenne de leurs mains de départs. Si un joueur participe à 3 ou 4 pots en un seul tour, il s'agit probablement d'un joueur agressif, voire très agressif ou bien d'une calling station. Si il participe à plus de 4 pots par tour, ce n'est plus de l'agressivité, c'est un distributeur de jetons. Si un joueur participe un moyenne à 2 pots par tour de table, il peut être qualifié de conservateur.

• Les mains dévoilées : elles sont une véritable mine d'or d'informations. Non seulement vous connaissez les cartes avec lesquelles votre adversaire a joué, mais vous pouvez en plus analyser ses mises, relances et call en fonction du déroulement du coup. Ont-ils slowplayé leur main ? A quel moment ? Comment joue-t-il au flop avec ce type de main ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses au showdown.

• Préfèrent-ils relancer ou caller ? Certains joueurs n'entreront dans un coup qu'après avoir relancé, d'autre préfèrerent caller et relancent très peu, même lorsqu'ils devraient protéger leur main d'eventuels tirages. Ainsi, les joueurs qui ne relancent que très peu sont moins inquiétants, surtout si ils sont placés derrière vous : vous pouvez caller une mise adverse sachant qu'il y a peu de chances que l'on relance derrière vous.

• La réactivité à l'agression : comment réagit votre adversaire, lorsque celui-ci a relancé et que vous le sur-relancez ? Est-il effrayé ou charge-t-il encore plus fort ? En ayant cette information, vous serez en mesure d'intimider les joueurs les plus faibles pour les bluffer, et vous pourrez exciter les plus vaillants d'entre eux, ce qui les incitera à vous sur-relancer sur vos bonnes mains.

Relever les betting patterns nécessite de la concentration est peut paraître fastidieux. Mais avec un peu d'exercices, vous les relèverez de plus en plus systématiquement, sans vraiment dépenser d'énergie. Il faut y mettre un peu de volonté et, à terme, vous parviendrez de plus en plus à vous placer dans la tête de votre adversaire et à penser comme lui.
Les betting patterns sont essentiels pour comprendre la façon de jouer d'un adversaire, de même que la lecture des mains adversaires.
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Stratégies en Tournoi de Poker

A / Le M de Magriel :

Le M est un principe essentiel du poker de tournoi, principalement lorsque les blindes commencent à grossir. La théorie du M offre un indice mathématique au joueur pour choisir ses actions en fonction de son propre stack, de celui de ses adversaires et des blindes. Ce concept, élaboré par un professeur de mathématiques joueur de poker ( Paul Magriel ) a été approfondi par le champion du monde Dan Harrington dans son fameux "Harrington on Hold'em volume 2".
Le M vous indique combien de tour vous pouvez encore jouer avant que votre stack ne soit totalement fondu ( dans le cas où vous n'entreriez dans aucun pot ).

Calculer le M :

Pour calculer votre M, vous devez diviser votre stack par le total des blindes et antes.
Si par exemple votre tapis est de 2 000 jetons, les blindes sont à 100/200 et le total des antes ) 125, votre M est de 2000 / ( 100 + 200 + 125 ) = 4,7. Si vous ne faîtes rien, votre stack sera dilapidé en blindes avant 5 tours.

Jouer en fonction du M :

En fonction de votre M, vous devez moduler votre façon de jouer. La règle générale est que plus votre M est bas, plus vous devez jouer agressivement. Harrington ajoute à cela que votre agressivité devra être sélective, tant dans le choix des mains à jouer que dans le choix des adversaires à attaquer.
Pour être plus précis sur la façon de jouer en fonction de votre M, Harrington a découpé le champ de jeu en 5 zones.
Attention, ici, il faut prendre en compte la taille totale du pot, c'est à dire inclure en plus des blindes et antes mais aussi les mises et relances des autres joueurs.

• La zone verte : votre stack est supérieur 20 fois la taille du pot. Cette zone est la plus confortable. Vous pouvez jouer n'importe quel style de jeu, conservateur, agressif, super-agressif. Vous êtes en mesure de relancer et sur-relancer sans que cela ne vous place dans une situation critique en cas d'échec. Tous les moves vous sont permis.

• La zone jaune : votre stack est entre 10 et 20 fois la taille du pot. Lorsque vous atteignez la zone jaune, vous ne pouvez plus vous permettre de jouer conservateur. Vous devez élargir votre jeu en jouant des mains plus faibles et les jouer agressivement. Les petites paires servies deviennent moins intéressantes à jouer.

• La zone orange : votre stack est entre 6 et 10 fois la taille du pot. Dans cette zone, vous perdez la possibilité de tous les moves nécessitant un tapis conséquent. Vous devez jouer encore plus agressivement mais aussi faire attention lorsque vous volez les blindes. Si un joueur a déja callé avant vous, ou si plusieurs parlent derriere vous, faire all-in pour voler les blinde pourrait ne pas suffire à leur couper les côte, et ils auraient raison de vous payer avec pas grand chose.

• La zone rouge : votre stack est entre 0 et 5 fois la taille du pot. Dans la zone rouge, la situation est critique. Vous ne pouvez plus miser que l'intégralité de votre tapis. Si vous misez moins, vous investissez une trop grosse partie de votre stack et ne pourrez plus vous coucher. Lorsque votre M descend au dessous de 3, vous serez payé la plupart du temps, car les côtes offertes à vos adversaires sont intéressantes.

• La zone morte : votre stack est inférieur à la taille du pot. A ce stade, vous n'avez plus aucune chance de ne pas être suivie. Vous ne devez jamais arriver à ce stade, sauf en cas d'accident. La seule chose à faire est soit d'attendre une main avec un as ou une tête, soit de venir avec n'importe quelle main dans un pot multiway et prier pour tripler voire quadrupler votre tapis.

B / Jouer la bulle :

La bulle ( la place juste avant les places payées ) en sit and go ne se joue pas de la même manière que lors d'un tournoi multi-table.
En effet, contrairement aux tournois multi-table, la plus basse place payée offre une somme intéressante. La structure standard d'un sit and go à 10 joueurs est la suivante : 50% pour le premier, 30% pour le deuxieme et 20% pour le troisième. Dès lors, le joueur qui termine à l'entrée des places payées ( 3e ) remporte 40% de ce que gagnera le premier. La différence est relativement faible par rapport à celle que l'on rencontre dans les tournois multi-table.
Pour cette raison, la stratégie optimale à employer à la bulle en sit and go est donc un style de jeu conservateur. Une autre justification est que lors d'un sit and go, contrairement à un tournoi multi-table, vous investissez moins de temps pour atteindre les places payées et remportez une part plus grande du prizepool.

Stratégies pour Cash Games au Poker

A / La bankroll :

La gestion de sa bankroll pour un joueur de cash-game est primordiale car les variations peuvent être particulièrement importantes : vous pouvez perdre plus que vous ne pensiez.
En effet, les parties de cash-game, surtout en no-limit, utilisent énormément les côtes implicites. Vous êtes à juste titre tenté de caller un grand nombre de relances avec n'importe quelle paire servie ou n'importe quel Ax assortis car vous savez que si vous touchez votre brelan ou votre couleur, vous avez de grandes chances de prendre le tapis de votre adversaires. Si votre bankroll est trop juste, suivre ce genre de relance peut vous amener à la faillite car les probabilités pour améliorer ce type de main reste assez faible.
Dès lors, une certaine limite de bankroll est nécessaire avant de s'asseoir à une partie de cash-game. Si vous voulez être à l'aise et pouvoir jouer "confortablement", votre bankroll doit être au moins égale à 20 fois la cave avec laquelle vous jouez. Ainsi, suivre un all-in où vous êtes favori à 60% contre 40% ( KT contre 9Q par exemple ) ou suivre une relance importante avec les côtes dans un pot multiway ( avec un tirage couleur max par exemple lorsque trois joueurs qui ont suivi le tapis d'un quatrième larron ) ne risque pas de vous mettre en faillite lorsque vous avez joué "dans les côtes" et que le sort a voulu que vous perdiez. Il faut que votre bankroll de cash-game puisse aspirer les fluctuations dues à la volatilité du jeu. Pour les joueurs de Limit, et parce que les mauvaises sessions peuvent être longues et injustes, 300 Big Blindes sont conseillées.
Un autre avantage de jouer avec une bankroll conséquente et que vous jouerez votre meilleur poker. Vous jouez mieux lorsque vous ne misez pas votre slip car vous gardez les idées claires ainsi que votre sang-froid. Les risques de partir "en tilt" ou en déprime sont diminués et les dérapages mieux contrôlables.

B / Jouer LES AS assortis :

On appelle Ax assortis ou Axs une main de départ composée d'un as avec une petite carte ( inférieure à 10 ) de la même couleur. Cette main possède deux caractéristiques : la force de l'as et la possibilité de tirer une couleur max.
Les Axs se jouent à merveille dans les parties loose passives où il y a peu de relances préflop et ou beaucoup de joueurs sont réunis pour voir le flop.
La force principale d'un Axs provient de sa capacité à faire une couleur max. Lorsque vous touchez votre couleur, vous avez bien souvent les nuts ( la meilleure main possible ), et dans le cas ou beaucoup d'adversaires sont encore en jeu, vous avez de bonnes chances de rentabiliser le coup si l'un deux a un brelan ou mieux : une couleur aussi.
Le kicker, même s'il est secondaire, n'est tout de même pas à négliger. En effet, dans l'ensemble des cas ou vous aurez A9 et A2, vous gagnerez plus souvent avec une paire de 9 qu'avec une paire de 2.
Lorsque la partie est passive, si le pot a peu de chance d'être relancé préflop, vous pouvez les jouer depuis n'importe qu'elle position, en limpant ( c'est à dire en callant juste le Big Blind ). En late position, c'est à dire au bouton ou au cut-off ( juste avant le bouton ), et si personne n'a suivi jusqu'ici, vous avez probablement la main la plus forte et vous aurez raison de relancer.
Par contre, je vous déconseille fortement de caller une relance avec Axs, il y a trop de risques que vous tombiez face à un adversaire qui ait une paire servie supérieure à x, ce qui vous placerait en position de gros outsider. Pire encore, vous pourriez vous retrouver face à un As avec un plus gros kicker, et si un as tombe au flop, vous risqueriez d'aller loin dans le coup et de perdre beaucoup.
Face à une relance, ne callez que si beaucoup d'autres joueurs l'ont déjà fait et ne jouez que pour la couleur : le pot est assez gros pour vous donner de bonne côte explicites et implicites.
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